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Pierre Virlogeux (1903 - 1944)

Commandant des MUR (Mouvements Unis de la Résistance) d’Auvergne

Né le 21 janvier 1903 à Cérilly, Pierre Virlogeux est issu d'une famille paysanne. Son grand-père, Jean Virlogeux, fût maire de Cérilly de 1929 à 1935.

Élève brillant, il est diplômé de l'École nationale supérieure des beaux-arts de Bourges, puis obtient, en 1921, un diplôme d’ingénieur céramiste à l'École nationale supérieure de céramique industrielle de Sèvres, installée depuis 1979 à Limoges.

En 1926, Pierre Virlogeux épouse Claude Rodier, jeune agrégée de physique. Le couple s'installe en 1929 à Riom (Puy-de-Dôme) où Pierre Virlogeux crée l’usine « Les Grès Flammés ».

En 1940, avec son épouse, il entre en résistance quand l’université de Strasbourg, dont de nombreux étudiants et professeurs rejoignent la Résistance, trouve refuge à Clermont-Ferrand.

Pierre et Claude Virlogeux accueillent alors un couple d'enseignants d'origine juive dont le mari est en contact avec les services secrets britanniques (Special Operations Executive – SOE). Pierre Virlogeux, alias Vernier, devient agent des réseaux Buckmaster et plus précisément du réseau ALIBI.

Il prend part activement à la création des MUR (Mouvements Unis de la Résistance) nés de la fusion des trois grands mouvements non communistes de zone Sud (« Combat », « Franc-Tireur » et « Libération-Sud ») et opérationnels à compter du 26 janvier 1943.

Pierre Virlogeux prend alors le commandement d’une zone d’action qui s'étend de Riom, au sud, à Cosne-d'Allier, au nord, et à La Souterraine à l'ouest. Il devient ainsi l’un des principaux chefs de la Résistance française en Auvergne, pendant la Seconde Guerre mondiale.

Le 8 février 1944, Pierre Virlogeux est arrêté avec toute sa famille, par la Gestapo, suite à dénonciation. En fin de journée, la famille Virlogeux est transférée à la caserne d'Anterroche de Riom, aujourd'hui Lycée Claude et Pierre Virlogeux. Le lendemain, 9 février 1944, Pierre Virlogeux, pour ne pas parler sous la torture, se suicide en s’ouvrant les veines avec le verre brisé de ses lunettes et en se pendant avec un lacet dans sa cellule. Claude Virlogeux est déportée au camp de Ravensbrück où elle meurt le 10 novembre 1944. Jean, fils ainé de Pierre et Claude, âgé de 17 ans, est déporté à Auschwitz puis Buchenwald et libéré le 26 juin 1945. Marc, le second fils, âgé de 11 ans, est quant à lui libéré le jour-même.

Après l'exhumation, en novembre 1944, du corps de Pierre Virlogeux, enfoui avec un autre cadavre dans un puisard de la caserne d'Anterroche, ses restes sont placés dans un caveau décoré de carreaux de grès flammés dans le cimetière de Cérilly.

Toujours à Cérilly, le jardin public jouxtant le monument aux morts du village, est baptisé « square Pierre Virlogeux ».

 

 

 

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