Charles-Louis Philippe (1874 - 1909)

« Je crois être en France le premier d’une race de pauvres qui soit allé dans les Lettres »

Parti pour être ingénieur, l’enfant de Cérilly éprouve une vive attirance pour la littérature encouragé par son condisciple à Moulins, le jeune Marcel Ray, tous deux pensionnaires au lycée Banville. En premier, il se voue à la poésie, et ensuite il se consacre à l’écriture romanesque. Après une période de « vaches maigres » à Paris, il est reçu à un concours administratif de la Ville de Paris et travaille à la Mairie du IVème arrondissement. Il y habite également surtout dans l’île Saint-Louis près de l’eau et des arbres qui lui rappellent sa chère forêt de Tronçais. En effet, son cœur reste à Cérilly, plusieurs de ses ouvrages ont pour cadre le « Petite Ville ». Ils s’inspirent de la vie quotidienne des artisans de son quartier, La Croix Blanche : « La Mère et l’Enfant », un hommage à l’amour maternel, « Le Père Perdrix », inspiré par la vie du voisin, le forgeron, « Charles Blanchard », proche de l’enfance de son père. La vie parisienne lui inspire le reste de son œuvre, avec le souci constant de « rester du côté des pauvres ». Là réside son originalité : mettre son imagination et sa plume au service de ceux que « La Belle Epoque »laisse de côté. Il le fait avec « le regard pénétrant du cœur ».

André Gide, Léon-Paul Fargue, Jean Giraudoux, Marguerite Audoux (Sancoins), Emile Guillaumin (Ygrande), Valery Larbaud (Vichy) resteront ses amis et admirateurs fidèle au-delà de la mort qui selon l’expression de Paul Claudel, son voisin et ami, « l’arrache en pleins fruits » à 35 ans, en 1909. La NRF (devenue les éditions Gallimard) venait de naître, il était l’un de ses fondateurs.

En 1935, l’association « Les amis de Charles-Louis Philippe » est fondée sous l’impulsion d’Emile Guillaumin qui en devient le premier président. En 1937, sa maison natale devient le musée Charles-Louis Philippe. L’association « Les amis de Charles-Louis Philippe » est toujours active aujourd’hui. L’école primaire de Cérilly et un arbre remarquable de la forêt de Tronçais portent le nom de Charles-Louis Philippe.

 

Ses oeuvres 

Quatre histoires de pauvre amour

La Bonne Madeleine et la Pauvre Marie

La Mère et l'Enfant

Bubu de Montparnasse

Le Père Perdrix

Marie Donadieu

Croquignole

Dans le Petite Ville

Charles Blanchard

Contes du matin

Chroniques du Canard Sauvage

Découvrez « Charles-Louis Philippe – Une notoriété hors du commun » rédigé par Roger Clay.

Découvrez « Cérilly, une ville, un écrivain » rédigé par L’Association des amis de Charles-Louis Philippe.

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